‹ Fables de P. Lachambeaudie (volume 2)Chapitre 282 sur 428 · LA VIGNE QUI PLEURE · texte numérisé non relu

LA VIGNE QUI PLEURE

La vigne que la serpe éniondc Pleure et porte des fruits bien plus beaux, bien meilleurs.

Le cour se purifie à répandre des pleurs, Et souvent en vertus la douleur est féconde.

LES FLEURS D'ARZÈIYÎE

Fleurs (V trzème, Plus Manches que la neige ou Le lis triomphant,

Je vous aime Comme le doux reflet de mes rôves d'enfant.

0 tendres fleurettes, Vos calices éblouissants

' Montagne à lest de Uonlignac (Dordognc).

Sont des cassolettes Que Dieu remplit d'wi pur encens.

A l'aurore vermeille, on peut voir la rosée Suspendre à votre lèvre une perle irisée. Sous le chêne touffu, sous le buis protecteur,

Jamais la tempête irritée N'a de votre corolle altéré la blancheur. Contre les feux du jour la montagne abritée De ruisseaux murmurants vous verse la fraîcheur.

J'ai vu dans les forêts lointaines, étrangères, Des muguets délicats, qui se disaient vos frères, Sous la brise amoureuse, éclos. épanouis. Ah ! vous pouvezm' en croire, ôtendresfleursquejaime, Les muguets des autres pays Ne valent pas les fleurs d'Arzème...

TI

Femmes, tout jeune encor, que je vous admirais, Et d'un culte fervent que je vous adorais' Ah ! dans l'église, les dimanches, Objets chéris, colombes blanches, Anges de pureté, Je croyais voir vos ailes Sous des voiles d'azur cacher leur majesté.

0 mes sœurs, que vous étiez belles!

Que ce soit au village ou dans une cité, Tout peuple s'honore D'avoir fait éclore La fleur de beauté.

POKSIES DIVERSES. 27. >

O vous, Jeanne, ù Louise, adorables merveilles, J'affirme, en vous voyant, que nul autre pays

N'en offrit de pareilles

A mes yeux éblouis.

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