‹ Fables de P. Lachambeaudie (volume 2)Chapitre 283 sur 428 · A PH. L · texte numérisé non relu

A PH. L

Ta mère — on me l'a dit, — bonne, fervente, austère,

Dans sa chapelle solitaire Exhalait, à genoux, ses mystiques transports. Ami, laisse parfois ta croyance nouvelle Se prosterner au pied de l'antique chapelle :

Respect aux morts, respect aux morts!

L'adolescent, paré de la robe virile,

Comme d'impurs haillons, comme une chose vile,

Loin de fouler aux pieds son premier vêtement,

Le pose avec recueillement Dans un coffre discret, comme en un sanctuaire, Et visite souvent le pieux reliquaire.

De contes merveilleux, de frivoles récits,

Ja4'is, on abreuva nos crédules esprits.

Ami; quoique ton .'mie, avide de science, Pour se désaltérer, s'élance Vers d'autres deux, vers d'antres bords, Dans la lampe <!<■ In chapelle,

Verse toujours l'huile fidèle :

Respect aux morts, respect aux morts f

Nous avons dépouillé notre robe d'enfance ; Pour temple, désormais, nous avons l'univers ; Sur la sainte montagne, où luit notre espérance, De vastes horizons devant, nous sont ouverts. Après le lait si pur d'une chaste mamelle, Nous avons bu le vin qui nous a rendus forts.. . Cueille des fleurs pour la chapelle :

Respect aux morts, respects aux morts !

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