A UN POETE-PEINTRE
AIR : Ah\ que de chagrins dan$ la vie.
« Adieu, dis-tu, plume et palette, Vains hochets dans ma froide main !
Ma muse est une ombre, un squelette, Un feu-follet sans lendemain. » (bis.)
Ah ! nous aimons tes beaux palais d'ivoire,
Tes rêves d'or, poétiques faisceaux.
Pour tes amis, si ce n'est pour la gloire, } . . Reprends ta lyre et tes pinceaux. j
Heureux enfant ! deux auréoles
Te couronnent de leurs rayons ;
Ton àme a de douces paroles,
L'homme est vivant sous tes crayons, (bis.) Mille beautés, aux écharpes de moire, A ton amour ont tressé des berceaux.
Pour tes amis, si ce n'est pour la gloire, ) , .o
Reprends ta lyre et tes pinceaux. j
Laisse sur les flots, dans les nues, Laisse les aigles, rois altiers, Cueillir des palmes inconnues, Suivre de célestes sentiers, (bis.)
Loin de la plage et du haut promontoire, Doux rossignol, chante au bord des ruisseaux. Pour tes amis, si ce n'est pour la gloire, \ ^ ■ Reprends ta lyre et tes pinceaux. )
Poète, comme les abeilles
Dans la ruche épandent leur miel,
Étale à nos yeux les merveilles
Que ta musc apporte du ciel, (bis.) Chez nous tes vers, chers à notre mémoire, De la censure affrontent les ciseaux.
Pour tes amis, si ce n'est pour la gloire, ) ^-
Reprends ta lyre et tes pinceaux. ;