‹ Fables de P. Lachambeaudie (volume 2)Chapitre 306 sur 428 · NE CRIEZ PLUS : A BAS LES COMMUNISTES · texte numérisé non relu

NE CRIEZ PLUS : A BAS LES COMMUNISTES

AIR de Philoctète.

Quoi ! désormais tout penseur est suspect ! Pourquoi ces cris et cette rage impie?

Y avons-nous pas chacun notre utopie Qui de chacun mérite le respect? Ah! combattez vos penchants égoïstes Par les élans de la fraternité; Au nom de l'ordre et de la liberté.

Ne criez plus : A bas les communistes!

Pour qui ces mots seraient-ils odieux : Egalité y Communisme, Btpéranccf Quand chaque jour de l'horizon s'élance

Pour tout vivant un soleil radieux !

Ah ! croyez-moi, les cruels anarchistes Ne sont pas ceux que vous persécutez ; 0 vous surtout, pauvres déshérités, Ne criez plus : A bas les communistes !

Quand des chrétiens, réunis au saint lieu, S'agenouillait la famille pressée, Communiant dans la même pensée, Grands et petits s'écriaient : Gloire à Dieu! Frères, le ciel ouvre aux socialistes Sa nef d'azur pour des rites nouveaux.

Pas d'intérêts, pas de cultes rivaux :

Ne criez plus : A bas les communistes !

Amis, la terre a-t-elle pour les uns

Des fruits, des fleurs; — des ronces pour les autres!

D'un saint travail devenons les apôtres :

Tous les produits à tous seront communs.

Rassurez-vous, esprits sombres et tristes :

La nuit s'envole, espérons un beau jour;

Si vous brûlez d'un fraternel amour.

Ne criez plus : A bas les communistes !

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