‹ Fables de P. Lachambeaudie (volume 2)Chapitre 309 sur 428 · MES SOUVENIRS · texte numérisé non relu

MES SOUVENIRS

AlK de Phitoctcte.

Sylphes errants, êtres mystérieux, Subtils esprits créés par la pensée, Qu autour de moi votre troupe empressée Sème des ileurs sur mon front soucieux. Ressuscitez mon passé qui sommeille,

Par vos récits venez me rajeunir.

Sylphes légers, enfants du souvenir, A vos accents j'aime à prêter l'oreille.

Vous le savez, quand mon esprit mutin Foulait aux pieds les études moroses, D'un beau printemps je préférais les roses A tous les fruits d'un automne incertain. Buvant le miel, sans imiter l'abeille, Pour le présent j'oubliais l'avenir...

Sylphes légers, enfants du souvenir, A vos accents j'aime à prêter l'oreille.

Dites, amis, dites ces heureux jours.

Age éphémère où, tout à la folie, De Léonor courant à Nathalie, J'éparpillais mes folâtres amours.

Mais des plaisirs j'ai brisé la corbeille, L'illusion ne doit plus revenir...

Sylphes légers, enfants du souvenir, A vos accents j'aime à prêter l'oreille.

Dites encor ce prisme radieux, El <cs élans d'ardente poésie, El l'âme en feu, d'un saint transport saisie, Rêvant toujours des chants mélodieux...

Ces rêves d'or, que chaque nuit réveille Ha pauvreté n'a pu Les rembrunir.,.,.

Sylphes légers, enfants du souvenir, \ vos accents j'aime à prêter l'oreille.

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