‹ Fables de P. Lachambeaudie (volume 2)Chapitre 334 sur 428 · L'OISELEUR ET L'ALOUETTE · texte numérisé non relu

L'OISELEUR ET L'ALOUETTE

Un oiseleur tenait en cage, une alouette, Et, de l'aube à la nuit, on voyait la pauvrette S'agitant, voletant, Et sans cesse heurtant De la tète et de l'aile A la voûte de fer de sa prison cruelle. Le maître, un jour, lui dit : « Pourquoi tous ces transports? Tu t'épuises, ma chère, en stériles efforts.

Prisonnière docile et sage,

Subis ton sort avec courage. »

Mais elle : « J'aspire à monter

Vers le ciel; là, je veux chanter Et la foi qui m'exalte et l'amour qui m'em flamme.

On me verra, je vous le dis, Briser plutôt ma tête à ces barreaux maudits... Si voua a\ez mon corps, vous n*auiez pas mon àm< i

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