L'OISELEUR ET L'ALOUETTE
Un oiseleur tenait en cage, une alouette, Et, de l'aube à la nuit, on voyait la pauvrette S'agitant, voletant, Et sans cesse heurtant De la tète et de l'aile A la voûte de fer de sa prison cruelle. Le maître, un jour, lui dit : « Pourquoi tous ces transports? Tu t'épuises, ma chère, en stériles efforts.
Prisonnière docile et sage,
Subis ton sort avec courage. »
Mais elle : « J'aspire à monter
Vers le ciel; là, je veux chanter Et la foi qui m'exalte et l'amour qui m'em flamme.
On me verra, je vous le dis, Briser plutôt ma tête à ces barreaux maudits... Si voua a\ez mon corps, vous n*auiez pas mon àm< i