LE RAISIN DÉROBÉ
« Dans la vigne du voisin Mûrit le plus beau raisin! »
Me disaient quelquefois mes compagnons d'enfance.
— ?Jj —
« Oh! si nous les tenions !.., » Aussitôt je m'élance,
Et rejoins triomphalement .Mes gaillards qui, craignant une mauvaise chance, Sur le bord du chemin attendaient prudemment. Ils sautent sur les fruits, qu'ils partagent en frères. Or, voulez-vous savoir, ô lecteurs débonnaires, Quelle part, trop souvent, au maraudeur échut? Tandis que dans la fuite ils trouvaient leur salut,
Je recevais les étrivières.