‹ Fables de P. Lachambeaudie (volume 2)Chapitre 375 sur 428 · AQUILONS ET ZÉPHIRS · texte numérisé non relu

AQUILONS ET ZÉPHIRS

Entendez-vous, du somme! des montagnes.

iquilons envahir lescampagw

Ils viennent, furieux, Du séjour des orages ; Voyez d'affreux nuages Voiler l'azur des deux.

Les timides brebis abandonnent la plaine; Rentre tes bœufs, ô laboureur !

Sur les flots, sur les monts l'ouragan se déchaîne; Des aquilons redoutons la fureur.

On entend des mugissements,

Des rugissements;

Partout sombre terreur,

Cris d'horreur,

Sombre terreur.

Gris d'horreur.

Us s'éloignent enfin, ces autans formidables, Ces terribles enfants du nord, Qui sur leurs ailes redoutables Portent le ravage et la mort.

Des zéphirs bienfaisants le souffle les remplace ; Un air tiède et léger vient rafraîchir l'espace; On voit s'enfuir au loin l'aquilon détesté; Partout régnent le calme et la sérénité.

Respirons des zéphirs l'haleine bien-aimée : Sur les mers se répand une brise embaumée;

On n'entend plus des aquilons Le sinistre cortège, effroi de nos vallons.

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