LES ÉMIGRANTS
Apaisez- vous fureurs, ouragans redoutés ;
Va souffle caressanl d'une brise légère, Bercez-vous mollement, navires, qui portez Les exilés de la misère.
Hélas! en vain de nos sueurs Nous avons arrosé notre terre stérile; Nous partons, et, sans doute, un sillon plus fertile
Favorisera nos labeurs.
Unissons nos cœurs et nos bras ; D'un meilleur avenir saluons l'espérance ; Partout où le travail trouve sa récompense,
N'est-ce pas la patrie, hélas !..
Pardonne à nos cris do douleur; Ali! nous te reviendrons, sol qui nous a vus naître. A nos accents plaintifs succéderont, peut-être,
Des cris de joie »■! de bonheur.
Vpaisez vos fureurs, ouragans i <-«i. »u t ■ \n Bouffle caressant d'une brise légèn e-vous mollement, navires, qui portez
Les exil''- de la misère.