‹ Fables de P. Lachambeaudie (volume 2)Chapitre 376 sur 428 · LES ÉMIGRANTS · texte numérisé non relu

LES ÉMIGRANTS

Apaisez- vous fureurs, ouragans redoutés ;

Va souffle caressanl d'une brise légère, Bercez-vous mollement, navires, qui portez Les exilés de la misère.

Hélas! en vain de nos sueurs Nous avons arrosé notre terre stérile; Nous partons, et, sans doute, un sillon plus fertile

Favorisera nos labeurs.

Unissons nos cœurs et nos bras ; D'un meilleur avenir saluons l'espérance ; Partout où le travail trouve sa récompense,

N'est-ce pas la patrie, hélas !..

Pardonne à nos cris do douleur; Ali! nous te reviendrons, sol qui nous a vus naître. A nos accents plaintifs succéderont, peut-être,

Des cris de joie »■! de bonheur.

Vpaisez vos fureurs, ouragans i <-«i. »u t ■ \n Bouffle caressant d'une brise légèn e-vous mollement, navires, qui portez

Les exil''- de la misère.

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