MARIE, VAN DICK
VAN DYCK
Marie, ô ma sœur, ô mon ange, Près de toi je savoure un bonheur sans mélange. .. Chantons, ô bien-aimée, en ce jour calme et pur, Et livrons-nous ensemble à nos rêves d'azur...
- U7 - (Dm,)
Frais ombrage,
Gai ramage Des oiseaux, Clairs ruisseaux :
Brise aimée, Embaumée, El soupirs Des zépliirs; \ oix, baleines, Toutes pleines De douceur ; C'est le gage, Le présage Du bonheur.
Et toi voûte azurée 0 céleste empyrée.
Témoin de mes serments, Rends le Seigneur propire:
Qu'il protège el béni Deux fidèles amants.
Frais ombi
(Us mêmes) nui
VAN DICK
Eh quoi! c'est vous, ô Rubens, ô mon maître!
RUBENS
Tu ne t'attendais pas à me voir apparaître,
Mon beau mystérieux !... Tu me diras, peut-être,
Quel attrait si puissant t'arrête en ce séjour?
As-tu pour ce village oublié l'Italie,
Et vas-tu renier, dans ta jeune folie,
Le culte des beaux-arts sur l'autel de l'Amour?...
Quelle est cette beauté? Réponds-moi sans détour....
VAX DYCK.
C'est ma bonne Marie, un trésor de tendresse, Un ange de douceur; Je l'adore, elle est ma maîtresse, Je la respecte, elle est ma sœur.
[Air.)
Oui, je l'aime D'amour extrême, Et toujours je l'aimerai, Car cent fois je l'ai juré.
Ma parole n'est pas une promesse vaine,
Et le serment qui nous enchaîne, Je le tiendrai.
ENSEMBLE