‹ Fables de P. Lachambeaudie (volume 2)Chapitre 64 sur 428 · L'OÎE QUE L'ON ENGRAISSE · texte numérisé non relu

L'OÎE QUE L'ON ENGRAISSE

Dans une basse-cour.se dandinait une oie,

Et, fière, elle disait : « Je nage dans la joie;

De Cocagne, vraiment, j'habite le pays ;

On me gorge de son, de froment, de maïs.

La femme, les enfants, les valets et le maître

Sont, par amour pour moi, voués à mon bien-être...

— Cesse, lui dit quelqu'un, de croire en leur bonté ;

Apprécie un peu mieux leur générosité :

Ils te réservent tous une amère disgrâce,

Et te feront rôtir lorsque tu seras grasse... »

Ceux qui de nous servir se montrent empressés Nous prodiguent parfois des soins intéressés.

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