‹ Fables de P. LachambeaudieChapitre 104 sur 354 · LA CONQUE ET L'ENFANT · texte numérisé non relu

LA CONQUE ET L'ENFANT

.M A S UK l K .

Un Entant aperçoit sur une cheminée Une Conque jadis par la vague entraînée

Sur un rivage lointain.

Il l'applique à son oreille,

Puis il entend, o merveille!

Un bruit étrange, incertain.

« D'où vient, dit-il, ce bruit qui cause ma surprise? — C'est la voix de la mer que caresse la lui: c ;

Sun souvenir en moi toujours résonne ainsi. »

0 ma sœur, en nous aussi

Murmure une voix touchante, De la terre natale écho mystérieux.

Quels que soient nos destins, à toute heure, en tous lieux Elle parle à nos cœurs de la pairie absente.

L'OEUF DE l'OL'LE.

Croyez-moi , de vos tendres mères

Ne repoussez jamais les soins ; Elles seules, enfants, connaissent vos besoins. Liberté trop précoce a des suites amères.

Par Cocotte couvé, certain QEuf se lassa

De vivre, disait-il, dans une ombre éternelle.

Et l'imprudent bors du lit se glissa, Fier de se dérober à l'aile maternelle. De ses frères bientôt (ils étaient plus de vingt) Sortit maint joli coq , mainte douce poulette;

Et lui, sait-on ce qu'il devint'/

Il fut croqué par la belette.

so

FABLES DE LACIIAMBEAl D1K.

Page 1