LA CONQUE ET L'ENFANT
.M A S UK l K .
Un Entant aperçoit sur une cheminée Une Conque jadis par la vague entraînée
Sur un rivage lointain.
Il l'applique à son oreille,
Puis il entend, o merveille!
Un bruit étrange, incertain.
« D'où vient, dit-il, ce bruit qui cause ma surprise? — C'est la voix de la mer que caresse la lui: c ;
Sun souvenir en moi toujours résonne ainsi. »
0 ma sœur, en nous aussi
Murmure une voix touchante, De la terre natale écho mystérieux.
Quels que soient nos destins, à toute heure, en tous lieux Elle parle à nos cœurs de la pairie absente.
L'OEUF DE l'OL'LE.
Croyez-moi , de vos tendres mères
Ne repoussez jamais les soins ; Elles seules, enfants, connaissent vos besoins. Liberté trop précoce a des suites amères.
Par Cocotte couvé, certain QEuf se lassa
De vivre, disait-il, dans une ombre éternelle.
Et l'imprudent bors du lit se glissa, Fier de se dérober à l'aile maternelle. De ses frères bientôt (ils étaient plus de vingt) Sortit maint joli coq , mainte douce poulette;
Et lui, sait-on ce qu'il devint'/
Il fut croqué par la belette.
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FABLES DE LACIIAMBEAl D1K.