‹ Fables de P. LachambeaudieChapitre 105 sur 354 · LA FUSÉE ET LÀ LAMPE · texte numérisé non relu

LA FUSÉE ET LÀ LAMPE

Ivre d'un vain inérile et folle de jactance.

La Fusée à la Lampe un jour parlait ainsi :

a Flambeau | aie et sans gloire, éloigne-loi d'ici;

Tu compromets par ta présence Une fille des eieux, dont les feux éclatants... » Mais quelqu'un l'interrompt: i< Madame la Fusée, Je défends contre vous la Lampe méprisée. Feu follet qui dans l'air brillez si peu d'instants. Vous êtes des oisifs l'amusette frivole. La Lampe, à mon avis, remplit un plus beau rôle;

Quoique moins radieuse, elle luit plus longtemps; Klle est à l'atelier, au fond du sanctuaire, Au grenier du potte, au lit de la douleur, Compagne du travail et sœur de la prière : Partout son doux rayon console le malheur. ••

A la Fusée orgueilleuse cl futile Ressemblent la plupart de nos littérateurs;

Lampe modeste, mais utile, Tu comptes dans leurs rangs trop peu d'imitateurs.

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