‹ Fables de P. LachambeaudieChapitre 114 sur 354 · LE ROSSIGNOL, L'ÉTOILE ET LA FLEUR · texte numérisé non relu

LE ROSSIGNOL, L'ÉTOILE ET LA FLEUR

Au firmament sans voile, Vers h.' soir une étoile .

Radieuse, montait; Brûlant d'ardeur pour elle Un Rossignol chantait; Une Fleur douce et belle Pour l'oiseau soupirait.

Or, déployant son aile.

L'amant ambitieux S'éleva vers les cicux :

L'Etoile indifférente \u couchant disparut,

Et, d'amour languissante; La pauvre Fleur mourut.

Le Rossignol , c'est l'âme ;

L'astre, lointaine flamme,

C'est un espoir trompeur ;

La Fleur* c'est le bonheur...

Mais souvent lame, éprise De biens que. nous n'atteindrons pas ,

Trop follement méprise Le bonheur éclos sous nos pas.

Si

FABLES DE LACHAMBEAUD1E.

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