‹ Fables de P. LachambeaudieChapitre 116 sur 354 · L'ESCARGOT ET LA CHENILLE · texte numérisé non relu

L'ESCARGOT ET LA CHENILLE

Par habitude, par système, (i vous qui courtisez ou repoussez autrui

Pour son habit, non pour lui-même, C'est à vous que j'adresse une fable aujourd'hui.

Jadi; vers l'Escargot se glissa la Chenille.

■ Bonjour, dit-elle , mon \oisiu , On plutôt mon cousin , Car tous deux nous rampons... -- Moi de votre famille! Reprend maiire Escargot; vraiment vous radotez.

Fi ! la \ ilaine créature!

Je ne vous connais pas, vieille folle; parlez! » El la Chenille part sans relever l'injure.

A quelque temps de là, sur le gazon fleuri,

Un beau papillon, dont les ailes Semblaient l'aire jaillir des milliers d'étincelles, Voltigeait, voltigeait. « Approche, mon chéri.

Dit l'Escargot; causons ensemble; Qu'un lien fraternel a jamais nous l'assemble. — Tais-loi, répond l'insecte, oh! de grâce, tais-toi, Lâche orgueilleux! ce qui te plaît en moi. Je le sais trop, e'esl mon aile qui brille. Car lu me repoussas impitoyablement Lorsque j'élais encore une pauvre Chenille. » A ces mois disparut le papillon charmant, El l'Escargot houleux rentra dans sa coquille.

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