‹ Fables de P. LachambeaudieChapitre 121 sur 354 · L'ÉCOLIER ET LES VERGES · texte numérisé non relu

L'ÉCOLIER ET LES VERGES

Certain vieux pédagogue à eertain Éeolier Disait : « Dans ion jardin il est un coudrier

Large, touffu, vivaee; Des jets tout à l'entour se dressent par millier. Va-t'en cueillir ee soir, après la classe,

Les plus flexibles , les plus beaux.

De mon projet ne conçois pas d'alarmes; f.c n'est pas pour ton dos que sont faites ces armes;

Par ta sagesse, tes travaux,

Mon doux élève, lu me charmes;

Mais de tes indignes rivaux

Je veux châtier l'insolence. »

Le gamin obéit; quand il est de retour, Le maître va fermer la porte à double tour, Et, voulant se venger de quelque vieille offense.

Il vous l'étrille d'importance,

Comme cet Écolier, crois-moi, Peuple, ne prête pas des armes contre toi.

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