‹ Fables de P. LachambeaudieChapitre 126 sur 354 · A POMME DE TERRE · texte numérisé non relu

A POMME DE TERRE

A la pomme de terre on voulait marier

« Il ne te convient pas d'être avec moi si liére,

La Truffe; mais craignanl de se mésallier,

Car nous sommes deux sieurs qu'un même sol nourrit

Celle-ci, d'une voix altièrc,

Oui, j'en fais vanité si lu m'en fais un crime,

S'écria : « Moi, m'associer

Celui i[iie la misère opprime

A celte vile roturière!

A moi jamais vainement n'eut recours.

Moi, qui régne aux festins du riche et du gourmet.

Je pourrais, le rendant offense pour offense,

Avoir pour compagnon cet être sans noblesse,

Te reprocher les vilains tours

Unir son goût maussade à mon divin fumet!

Qu'à plus d'un estomac, qu'à mainte conscience,,.

Ah! ce manque d'égards me confond et me blesse.

Mais chut! tu me comprends.

Allez aux champs, ma mie, allez aux carrefours

El plus que toi je serai charitable.

Nourrir le peuple, vos amours... »

Tu méprises le pauvre et recherches les grands...

La l'armentière

Je suis utile à tous : n'est-ce pas préférable? »

Alors reprit :

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