LE LION DEVENU VIEUX ET L'ANE
L'Ane, qui venait lâchement
Baisers ou coups de pied, quand un Ane 1rs donne.
I)e frapper le Lion qui' la force abandonne.
N'est-ce pas toujours insultant? »
Par un baiser bien lourd, appliqué lourdement,
Veut réparer sa faute... « EspcYés-îu', vraiment.
bit le Lion , qu'on te pardonne?
A plus d'un journaliste on peut eu dire autant.
L'ÉCl'EIL ET LE PHARE.
A M. DE PO.VOFBVIIL E.
Vous qui, tout à la fois philosophe et poète,
L'admettait dans sa république.
Répandez la sagesse en vers mélodieux ,
De l ucréce jadis éloquent interprète .
liés longtemps un Ëcucil . se cachant sous les eaux.
Vous Bûtes avec lui détrôner les faux dieux.
i liaqUC nuil tIéYOrftil une nouvelle proie;
A \oire n< célèbre aujourd'hui je confie
Mai mi Phare, a la lin sur l'abtmc flamboie,
Mon inexpéi ience et mon obscurité.
i i désormais du monstre éloigne les vaisseaux.
N'e l-ce po Lrop d audace ou trop do vanité?
Non, non; la Fable est sœur de la Philosophie :
1 a Superstition, aux annales funèbres,
Pn de boire la moi i . Socrale , nou • dil on ,
C'est l'K.cueil si longtemps funeste aux matelots;
Se plut i l enrichii du rhylhmc poétique,
Il le l'haie BBUVCUI qui bulle sut les DotS,
i i Platon . Ii 'h ■ in Platon ,
c.'esi la Philosophie écartant les ténèbres.
FABLES DE LACH AMBEAl DI E.