‹ Fables de P. LachambeaudieChapitre 129 sur 354 · LE LION DEVENU VIEUX ET L'ANE · texte numérisé non relu

LE LION DEVENU VIEUX ET L'ANE

L'Ane, qui venait lâchement

Baisers ou coups de pied, quand un Ane 1rs donne.

I)e frapper le Lion qui' la force abandonne.

N'est-ce pas toujours insultant? »

Par un baiser bien lourd, appliqué lourdement,

Veut réparer sa faute... « EspcYés-îu', vraiment.

bit le Lion , qu'on te pardonne?

A plus d'un journaliste on peut eu dire autant.

L'ÉCl'EIL ET LE PHARE.

A M. DE PO.VOFBVIIL E.

Vous qui, tout à la fois philosophe et poète,

L'admettait dans sa république.

Répandez la sagesse en vers mélodieux ,

De l ucréce jadis éloquent interprète .

liés longtemps un Ëcucil . se cachant sous les eaux.

Vous Bûtes avec lui détrôner les faux dieux.

i liaqUC nuil tIéYOrftil une nouvelle proie;

A \oire n< célèbre aujourd'hui je confie

Mai mi Phare, a la lin sur l'abtmc flamboie,

Mon inexpéi ience et mon obscurité.

i i désormais du monstre éloigne les vaisseaux.

N'e l-ce po Lrop d audace ou trop do vanité?

Non, non; la Fable est sœur de la Philosophie :

1 a Superstition, aux annales funèbres,

Pn de boire la moi i . Socrale , nou • dil on ,

C'est l'K.cueil si longtemps funeste aux matelots;

Se plut i l enrichii du rhylhmc poétique,

Il le l'haie BBUVCUI qui bulle sut les DotS,

i i Platon . Ii 'h ■ in Platon ,

c.'esi la Philosophie écartant les ténèbres.

FABLES DE LACH AMBEAl DI E.

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