LA MÈRE, L'ENFANT ET LE VIEILLARD
a Vois ce Vieillard, là-bas, sur le bord ilu chemin :
— Retourne à lui, mon fils; amène-le sur l'heure;
Va, mon fils, jusqu'ici conduis-le par la main.
Je veux connaître ses besoins.
De la voix la plus douce apaise -a souffrance :
Sun regard soucieux, son fronl ridé qui penche,
La vieillesse sourit aux grâces de l'enfance. »
Voilà de ses ennuis d'infaillibles témoins
L'cnfanl part; mais bientôt revcnanl sur m-, pas :
Crois-moi, si par des pleurs la douleur ne •.'épanche.
■• Mère, il ne souffre point, puisqu'il ne pleure pas;
Mon fils, on n'en souffre pas moins, i
Car, moi. toutes les fois que j'ai ilu mal. je pleure.