‹ Fables de P. LachambeaudieChapitre 147 sur 354 · M. VICTOR SC H OE LC. 11 F, H · texte numérisé non relu

M. VICTOR SC H OE LC. 11 F, H

Devant la Canne fi sucre, un jour le Fouet sanglant

Toujours il traînera sa chaîne héréditaire.

Vantail son cruel ministère.

Mon rôle est beau, sans contredit... »

Grâce à moi, disait-il, pour enrichir le blanc.

La Canne à sucre répondit :

Le nègre féconde la terre;

Des noirs oses-tu bien, pour un planteur avare,

Par l'esclave, sans moi, le sol abandonné

Faire couler le sang, les larmes, les sueurs!

Ne produirait bientôt qu'une maigre récolte ,

Victimes trop longtemps d'un préjugé barbare,

Et bientôt l'irfsubordonné

Enfin ils ont trouvé de nobles défenseurs

Se lèverait pour la révolte.

Dont la parole est forte et dont la cause est sainte.

Mais sous mon influence, a jamais retenu

Oh! que l'esclave soit sans crainte :

dans une terreur salutaire.

Dieu le veut, Dieu le veut, sa chaîne tombera.

Au profit des colons, ignorant, pauvre et nu,

Et toi, ton règne finira ! o

FABLES DE LACHAMBEALDIE.

LÉ YOYACEl'K ET LE POTEAU.

Dans les champs, vers un carrefour Où différents sentiers on divers lieux conduisent,

Un Voyageur s'arrête un jour.

« Enfin, reposons-nous, car mes forces s'épuisent : Depuis l'aube, dit-il. je porte un lourd fardeau. » Comme il parle, voila qu'à l'angle d'une route

Ainsi le harangue un Poteau.

« Au bourg le plus voisin vous vous rendez sans doute;

Ri tenez 1rs conseils que je vais vous donner :

Marchez toujours à droite et sans vous détourner.

Quelques milles de plus a parcourir encore, Espace qu'un boiteux en quatre pas dévore, Des bois, eue prairie, une plaine, un coteau,

Bref, le trajet le plus facile...

— Eh bien! marche toi-mfime..' — t*li! répond le Poteau, li- montre 1rs chemins, mais je reste immobile. »

Com lui tels et tels, je vous le dis tous lias.

Nous indiquenl la route et ne la suivent pas.

Page 1