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LES BOEUFS ET LA BERGERONNETTE, LA FÉE ET SA FILLEULE

A mm i II ii \ \ a i ii ii LAMENNAIS

Haïti ci, i devant vins je reste 1""" lu closi h. m', un double i ei it apprenez i n la cause :

H. u\ Boeufs traçant, des l'aube, un fertile sillon, Derrière eux voletait une Bergeronnette.

LACHAMBEAIID1E. 109

■< Viens-tu pour labourer ou saisir l'aiguillon? »

Ruisselaient.

Dirent-ils en riant. Aussitôt la pauvrette :

Sa Filleule, un beau jour, sur ses genoux assise,

a Je viens, dans vos labeurs trouvant de bons repas,

Et, muette, écoutant, la Fée en fut surprise,

Vivre des vermisseaux qui naissent sous vos pas. «•

Et l'enfant répondit : « Quoi ! vous me demandez Pourquoi sur vos genoux je suis silencieuse!

Au temps jadis vivait une charmante Fée

C'est que je cueille, avide et d'une main pieuse.

Rivale du divin Orphée,,

Les perles que vous répandez. »

Pour parler, pour chanter, quand ses lèvres s'ouvraient

Elle aurait attendri le cœur le plus farouche.

Mailrcs, si devant vous je reste bouche close.

Et, prodige inouï! les perles de sa bouche

Par ce double récit vous en savez la cause.

LES

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