‹ Fables de P. LachambeaudieChapitre 159 sur 354 · LE COR · texte numérisé non relu

LE COR

D'un antique manoir ridicule génie,

Un nain sur la muraille, apercevant un Cor,

Souffle avec peine, souffle encor.

Mais adieu fiers accents et suave harmonie : L'airain n'exhale plus qu'un sourd ricanement; Et les vassaux disaient : « 0 le sot instrument ! Ils revinrent bientôt de cette erreur bizarre, Lorsque le châtelain, sonnant une fanfare.

Des monts réveilla les échos.

Qu'un nain, de tes beaux vers ridicule interprète, Ose d'une voix grêle évoquer tes héros, Corneille, nous sifflons l'acteur, non le poêle. Pour entonner les chants que ton souffle anima. Il faut des Lekain, des Talma

Page 1