‹ Fables de P. LachambeaudieChapitre 18 sur 354 · LA FORET ET LA LUMIÈRE · texte numérisé non relu

LA FORET ET LA LUMIÈRE

Dans une Forél sombre, aux sentiers tortueux,

Un voyageur marchait, triste et silencieux,

La nuit, comme un manteau répandant les ténèbres;

I i laiis les airs SCS fantômes funèbres.

II entend le hibou hurler i ur les ormeaux, M l'aquilon mugir a travers les rameaux;

Il réveille, en passant, des reptiles ■■ans nombre,

El sur 1rs rOCS aigus SC déchire dans l'ombre.

Dana ce poir labyrinthe il attend le trépas,

I l'un loin dans les bi I inlillc une Lumière;

l follet déccvanl , ou lampe hospitalière,

N'importe I vers ce phare il dirige ses pas. Le nocturne flambeau ranimant son rourago, 11 oublie a l'instant les tourments du voyago; 11 marche, marche, arrive A l'objet de -es vœux; Mais un fossé béant les engloutit ftus deux,

Le voyageur, c*< s| ('homme exilé sur la |erro; La Forêt, c'csl la vie; et le lointain flambeau, pour le malheureux plcuranl c| solitaire, l i poir qui devant lui brjlle jusqu'au tombeau.

FABLES

Il-K LACHAMI'.E.U'IHE.

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