HOMÈRE
l!n soir, quand du soleil le flambeau se reflète
Mais il mourra sur la corde argentine,
Sur les cités et les hameaux,
Parmi des sons délicieux...
Homère sommeillait, et sa lyre muette
Voilà l'image de ma vie;
Pendait aux branches des ormeaux.
En chantant j'ai brisé l'essor
Tout à coup un son vague arrive à son oreille.
Qui mène vers les biens une foule ravie,
Ce murmure inconnu l'éveille :
El l'indigence fut mon sort.
Il voit un papillon sur le luth arrêté,
Eh bien! j'expirerai dans le plus beau délire,
Dont l'aile, en frémissant, cherche la liberté.
En célébrant les dieux, la gloire, la beauté,
a 11 a perdu, dit-il, la poussière divine
Et peut-être la luise, en passant sut' ma Ivre,
Qui soutenait son vol aux cieuxr;
Portera mes concerts à l'immortalité... »
LES