‹ Fables de P. LachambeaudieChapitre 202 sur 354 · LES GLANDS ET LES POTS · texte numérisé non relu

LES GLANDS ET LES POTS

L'n jour, un homme deS plus suis.

Le plus humble rosier qui prés de là fleurit.

Dans des vases étroits, vulgairement des Pots,

l'n seul , favorisé par sa forte nature,

Berna les fruits d'un vaste chêne,

Faii éclater le vase, impuissante ceinture ,

L'honneur de la forêt prochaine,

Et, plus lard, jusqu'aux cieux s'élance triomphant.

Il faii ail , ti pari i "i , ce beau raisonnement :

■ Si les plus tendrei fleurs } viennent sans obstacle.

Trop souveni parmi nous on élève reniant

Quelqui arbres aussi, ce n'est pas un miracle,

Dans une sphère étroite, en un cercle élnuffant.

Y grandiront a nt. »

A se développer comme la lige est lente!

Qu'arrivc-l-il .' Bientôt, faute d'air cl d'espace,

On perd, dans sa prison, la Ibrcc ei la beauté!

la moitié sèche el meurl , le reste dépérit.

Au corps, s l'âme, au cœur, ainsi qu'à tottte plante.

Le- plus haut i h*' m- ne dépasse

Frères, il faut l'cspai e, il faut la liberté '

FABLES DE LACHAMIïEAUDIE.

XVIÏ.

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