LES GLANDS ET LES POTS
L'n jour, un homme deS plus suis.
Le plus humble rosier qui prés de là fleurit.
Dans des vases étroits, vulgairement des Pots,
l'n seul , favorisé par sa forte nature,
Berna les fruits d'un vaste chêne,
Faii éclater le vase, impuissante ceinture ,
L'honneur de la forêt prochaine,
Et, plus lard, jusqu'aux cieux s'élance triomphant.
Il faii ail , ti pari i "i , ce beau raisonnement :
■ Si les plus tendrei fleurs } viennent sans obstacle.
Trop souveni parmi nous on élève reniant
Quelqui arbres aussi, ce n'est pas un miracle,
Dans une sphère étroite, en un cercle élnuffant.
Y grandiront a nt. »
A se développer comme la lige est lente!
Qu'arrivc-l-il .' Bientôt, faute d'air cl d'espace,
On perd, dans sa prison, la Ibrcc ei la beauté!
la moitié sèche el meurl , le reste dépérit.
Au corps, s l'âme, au cœur, ainsi qu'à tottte plante.
Le- plus haut i h*' m- ne dépasse
Frères, il faut l'cspai e, il faut la liberté '
FABLES DE LACHAMIïEAUDIE.
XVIÏ.