‹ Fables de P. LachambeaudieChapitre 256 sur 354 · LE CRAPAUD ET L'ÉPHÉMÈRE · texte numérisé non relu

LE CRAPAUD ET L'ÉPHÉMÈRE

Le soir, l'Éphémère \ mi venir la morl ; • m d'une piei ru Le Crapaud qui

Lui dit : « Que je te plains! comme le BOTl te tiaile Avi i ' Tu n'as \ u qu'un seul jo

M. .i, j'ai passe mille ans an i I de ma retraite... »

l'autre : l prouva lu les d œurj de l'amoui '.'

— Jamai Di I in ''i' - l'as même. — Bhl que fai Rien.— Ta vie est nn probl

— J'étais seul , immobile en ma froide prison,

Ile l'IlCUre ni de la saiMin

Ne lais, mi nulle différence.

— Vieillard, Ion sort fui trîslc el digne de pitié; Quant a moi, donl lu plains la rapide existence.

J'ai connu le lra\ ail, l'amitié,

J'eus des émotions, loi, nulle jouissance. Adii u . j< vais m'oui il . sois-en bien i om \bu .pu n'ai vu qu'un jour, plus que toi j'ai vé* u

FAi'.LES DE LACHAMBEAUD1E.

LE ROSEAU DU LAC ET LE ROSEAU Dl TORRENT.

Contre les ouragans sous les monts abrité,

Un ven Roseau vivait au sein d'un lac limpide,

Un autre, par les flots, par les vents agité.

Sur les bords d'un torrent rapide,

Triste et débile; gémissait.

« Pourquoi jeter aux cicux une plainte éternelle? » Dit le roseau bercé par l'onde maternelle, Lui qu'avec tant d'amour la brise caressait.

Quelqu'un lui répondit : » En butte à la tourmente y Trop justement, hélas' ion frère se lamente.

Sans le liasard capricieux Qui lui lit un destin , à ses vœux .si contraire , Il se balancerait, calme et silencieux.

Le bonheur est pour toi, le malheur pour ton frère Il souffre .«ans relâche, et tu n'as nul souci... A :a place, crois-moi, tu te plaindrais aussi. »

Page 1