‹ Fables de P. LachambeaudieChapitre 273 sur 354 · LE SUCRE ET LE CAFÉ, LE MIEL ET L'ABSINTHE · texte numérisé non relu

LE SUCRE ET LE CAFÉ, LE MIEL ET L'ABSINTHE

Les caractères dissemblables

Aurais-je tort?

Rendent plus doux et plus durables

(jue vous en semble?

Les liens de l'amour et ceux de l'amitié.

— Claude lui dit quelqu'un, vraiment

C'est raisonner subtilement;

L'une à l'autre il faut joindre, ô sublime critique,

» On mêle, disait Claude, oh! cela t'ait pitié,

La théorie et la pratique. »

Le Sucre et le Cale, le Miel avec l'Absinthe !

Claude se mit à l'œuvre; on sait ce qu'il obtint :

C'est le monde à rebours, je vous le dis sans feinte.

D'abord une boisson d'une fadeur étrange,

Moi, je voudrais, à moins que detrc fou fieffé,

Et puis, de sucs amers un horrible mélange.

Unir le miel au sucre, et l'absinthe au café.

A l'usage ordinaire au plus vite il revint,

Et l'on ne verrait plus ensemble

Et, désormais instruit par son expérience,

L'amer avec le doux, le faible avec le fort.

Des oppositions il comprit l'influence.

XXYI.

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