E.\ LLI OFFRANT LES FLEURS DE LA VALLEE ME JOSAPHAT
Josaphal! ce n'est pas la célèbre vallée
Où l'humanité désolée Entendra le terrible et dernier jugement. Jusaphat, ô Marie, est un vallon charmant D'où s'échappe à flots purs une claire fontaine.
Là vont puiser des jours nouveaux La santé chancelante et la vie incertaine.
A mes poéliques travaux Les muses de ces lieux ne sont jamais rebelles.
De mes promenades fidèles Ces fleurs sont la conquête : accepte-les , crois-moi; Elles sont comme toi, jeunes, fraîches et belles;
Elles sonl pures comme toi.
POÉSIES DE LACI1AMBEAIUHE.
À CÉLINE MONTALAND.
Suis-je ébloui par un songe perfide?
Je vois, j'entends comme en un tourbillon, Clianter, danser un ange, une sylphide, Etinceler un charmant papillon.
Ce gai lutin qui dans les airs se joue , Cette beauté dont grandit le renom, C'est une enfant, et Céline est son nom. Elle a — ne croyez plus que je sommeille, oh! non!
Une pomme d'api sur l'une et l'autre joue; Sa bouche est un écrin où brillent à la fois Les perles de ses dents, les perles de sa voix; Chacun de ses regards lance une double flamme... Mais on dit qu'à ces dons elle unit ceux de l'âme,
Qu'elle a la noblesse du cœur, Et que si la raison en fait presque une femme, Elle est toujours enfant par sa douce candeur.