‹ Fables de P. LachambeaudieChapitre 309 sur 354 · PENSEES · texte numérisé non relu

PENSEES

Dans un vase verse/, un liquide, une essence, Le vide disparait, le fait n'est pas nouveau.

Etudions , car la science Chasse le vide du cerveau.

Hommes, femmes, destin, qui d'un doigl i Kèpandez sur mes jours ou le bien ou le mal , Dans le fleuve d'oubli j'ai noyé ma souffrance. Ilummes, femmes, destin, écoutez : l ne fois,

In rosier de ses dards ensanglanta mes doigts; Je lavai ma blessure à la source des bois. Et des fleurs seulement j'ai gardé souvenance.

La fraise, sœur de l'ambroisie, On la mange aussitôt qu'un vient de la cueillir.

Si je trouve un sujel de (ino poésie .

Je le traite a l'instant sans le laisser vieillir.

LA P U \ RETÉ , CES! LESCI.W \i\V..

; t sonore , doux so

ingi siècles encor n'onl pu réaliser!

Si tu veux que ce mol m Pcupli , c'csl le travail qu'il faut orgn Tanl que lu irnlncrns de rive l r boulet du mépris et di la |

Ne pat le pa de libei ;

i , pauvn le, c'i l l'Escln

— Tu mari ite de ce conscrit novice?

Grognard, dans les foyers je te croyajs rendu...

Pour le fils d'un banqu'u i j'ai repi is du service; li 1 1 i! c'csl par besoin que je me suis vendu.

i ,. i, .. . drapeaux sers après Ion jeune ftgc ,

llomi i r i ftreux par un I | loilc .

Si parle pas de libei lé :

La Pu rrclù, c'csl l'Esi lavage.

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POÉSIES DE LACHAMBEALBIE.

-lï.i

— J'ai quitté ma chaumière et les champs pour la ville; D'un favori îles cours je me suis fait laquais.

Je déplore parfois ma condition vile ;

Mais j'ai toujours du pain dont souvent je manquais.

— Si tu portes encor, dans un honteux servage , Le sceau que t'imprima la domesticité ,

Ne parle pas de liberté :

La Pauvreté, c'est l'Esclavage.

— Passant, je veux te rendre heureux ; approche, écoule Baigne de ma misère avoir compassion.

J'avais faim, jetais belle, et bientôt sur ma route l'n abîme s'ouvrit... la prostitution!

— 0 femme dont la honte a flétri le visage, Femme qui pour tout bien a reçu la beauté,

Ne parle pas de liberté :

La Pauvreté, c'est l'Esclavage.

Le pauvre, en ses haillons, sait bien qu'il n'est pas libre, Lorsqu'il passe courbé près des riches hautains. Seul le travail viendra rétablir l'équilibre Entre les deux plateaux de nos divers destins. Mais tant que pauvre et riche, en un duel sauvage, Déchireront tes lianes, vieille société,

Ne parle pas de liberté :

La Pauvreté, c'est l'Esclavage.

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