LA FÉE
La fée enchanteresse, La fée uux ailes d'or, Sur ses genoux caresse Le jettnc enfant qui dort.
\ le petit antre!
\ oyei l ange vermeil!
1 ii rêve , un rêve étrange inné son sommeil.
POÉSIES DE LACIIAMBEAU-DIE
Une puissante fée, Aux yeux bleus, au front pur, Porte comme un trophée Une ècharpe d'azur.
La fée enchanteresse, La fée aux ailes d'or, Sur ses genoux caresse Le jeune enfant qui dort.
C'est pour lui, blanche reine, Que tu portes des cieux l ne corbeille pleine De fruits délicieux, Et puis des fleurs écloses Au souffle du zéphir, Et des papillons roses Aux ailes de saphir.
La fée enchanteresse , La fée aux ailes d'or, Sur ses genoux caresse Le jeune enfant qui dort.
Heureux de sa chimère, Quand il revit le jour,
La fée était... sa mère, Sun trésor, son amour; Même il vit, ô merveille!
Ëpars sur son chevet Les fleurs et la corbeille Et tout ce qu'il rêvait.
La fée enchanteresse , La fée aux ailes d'or, Sur ses genoux caresse Le jeune enfant qui dort.
Du Paradis venue
Vers noire premier nid,
lue fée ingénue
Nuus beree et nous bénit;
Et puis, sœur ou compagne,
Par la joie et les pleurs
Elle nous accompagne
En nous couvrant de fleurs.
La fée enchanteresse, La fée aux ailes d'or, Sur ses genoux caresse Le jeune enfant qui dort.
LA NUIT ni: NOËL
CHANT D'UNE MÊBB.
Noël! c'est la Nuit sainte où le fils de Marie, L'Enfanl-Dieu vint samer le monde triomphant. Jésus est favorable à celui qui le prie : Je veux toute la nuit prier pour mon enfant.
Du Paradis, berceau d'ineffables merveilles, 0 toi qui descendis au terrestre séjour, Daigne cueillir les fleurs des célestes corbeilles Pour cette tête blonde, objet de mon amour.
Doux Jésus, à mon fds accorde, en ta largesse, Les trésors infinis émanes de ton cœur; Donne-lui la bonté, la force, la sagesse; Donne-lui la vertu, donne-lui le bonheur.
Pour lui qui méprisas, pendant ta vie amère. Les palais fastueux des monarques puissants, Le cœur d'un faible enfant et le cœur d'une mère Ont des parfums plus purs que le plus pur encens.
O mon fils, qu'en chantant endormit ma tendresse, Que les songes dorés visitent ton sommeil; Qu'un brillant séraphin de ses ailes caresse Et tes lèvres de rose et ton front si vermeil !
Demain tu trouveras , ô mon ange ! ô ma vie ! Et l'arbre de Noël chargé de doux trésors, Et les hochets, seuls biens que ta jeunesse envie, Et ta mère qui prie et veille quand tu dors.
Paris. — Typographie do Gsiittet cl C"', rue GîHe-Cœur, 7.
POESIES DE LACHAMBEAUD1E.
ISELLE.
Iselle, dtfs son enfance, Aux pauvres tendait la main, Et disait à la souffrance Assise au boni du chemin : u Ta douleur sera tarie Par celle qui tant pleura :
Aimez la vierge Marie, La Vierge vous aimera. »
Aux pâtres du voisinage Elle disait en riant :
toujours la vertu surnage Contre les eaux du torrent.
Du berger qui croit cl prie Le troupeau prospérera
\i / la vii i • V trie,
La Vii aimera,
Elle disait aux bi
|i fo .
Le ciel sera la patrie De celle qui le saura :
Aimez la vierge Marie, La Vierge vous aimera. »
Ayant laissé chiens, boulette Et moutons dans le hameau , Un jour elle était seulette, Seulette sous un ormeau.
A ses veux dans la prairie La Vierge alors se montra :
Aime/, la vierge Marie, La Vierge vous aimera.
| lie apparut il. tus sa gloire , Comme Jésus au Thabor; Elle avait fuseau d'ivoire,
Houlette et quen Ile d'or.
ilôt reniant ehérie , Toute trcmblanti di \ u la vii rgo Marié, I a \ icrgO VOUa aimera.
POÉSIES DE LACHAMBEAUD1E.