‹ Fables de P. LachambeaudieChapitre 318 sur 354 · NE CRIEZ PLUS : A RAS LES COMMUNISTES · texte numérisé non relu

NE CRIEZ PLUS : A RAS LES COMMUNISTES

Vin 4e Phlbeieie..

Quoi ! désormais loul penseur est suspect! Pourquoi ces cris et celle rage impie?

M'avons-nous pas chacun noire utopie Qui de chacun méi lie le rei pectï Ab! combattez \os penchants égol itei pur lei 61 mi de la Fraternité ; Au nom de l'ordre et de la liboi \i , Ne criei plus : A bai le» Communistes!

Pourquoi ces mois seraient-ils odieux :

Égalité, Communisme, Espérance, UuhihI chaque jour de l'horizon s'élance Pour tout vivant un soleil radieux!

Ah! croyez moi, les cruels anarchistes Ne sont p;is ceux que vous persécutez; (i \uiis surtout, pauvres déshérités, Ne crlei plu* : a lus les Communistes!

Quand des chrétiens, réunis au saint lieu, S'agenouillait la famille pressée, Communiant clans la même pensée, Grands et petits s'écriaient : Gloire à Dieu! Frères , le ciel ouvre aux socialistes Sa nef d'azur pour des rites nouveaux.

Pas d'intérêts, pas de cultes rivaux :

Ne criez plus : A bas les Communistes !

Amis, la terre a-t-elle pour les uns

Des fruits, des (leurs; — des ronces pour les autres!

D'un saint travail devenons les apôtres :

Tous les produits à tous seront communs.

Rassurez-vous, esprits sombres et tristes :

La nuit s'envole, espérons un beau jour;

Si vous brûlez d'un fraternel amour,

Ne criez plus : A bas les Communistes!

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