‹ Fables de P. LachambeaudieChapitre 320 sur 354 · L'USURIER · texte numérisé non relu

L'USURIER

Am : âe la Trfilk de sincérité

Ms complaisance (

Ma bienfaisance Font médire, et dans le quartier On m'accuse d'être Usurier.

Je me vouai, dès mon enfance, An bonheur de l'Iiumanhé; Hlus d'une bourse en défaillance Chez moi ri cou> ra la i anlé.

Chaque jour, un calcul pro ipèrc 1 iii mon ii' 101 i

Et cependant , comme mon :

h- ne prenait que cent pour cent.

Ma complaisance ,

Ma bienfaisance Font médire , el dans le quartier, On m'accuse d'êlre Usurier.

J'ai VU dans leurs jouis de détresse

D grands descendre jusqu'à moi ; ] plus d'uni' altesse .

.1 n de ign ilures de roi.

su c . d'une noble opulence D repos;

id vient le jour de l'échéance, lin peuple on double Ici impôts,

Ma complaisance

Prends cet or, mène un train de prince;

Ma bienfaisance

Cours les femmes et l'Opéra;

Font médire, et dans le quartier

Un jour, du fond de la province,

On m'accuse d'être Usurier.

Ton père me remboursera.

Avec un débiteur honnête

Ma complaisance ,

Comme il faut des ménagements,

Ma bienfaisance

Je reçois , pour l'or que je prête ,

Font médire, et dans le quartier

Châteaux, bijoux et diamants.

On m'accuse d'être Usurier.

Quand l'orage et les vents sinistres

Soufflent au front des parvenus ,

Chez vous quand les fonds sont en baisse,

De la défroque des ministres

Bon trafiquant, pâle joueur.

J'enfle parfois mes revenus.

Vous venez puiser dans ma caisse Des armes contre le malheur.

Ma complaisance.

Mais si, dans celte lutte ouverte,

Ma bienfaisance

Le sort triomphe constamment,

Font médire, et dans le quartier

De peur d'essuyer une perte,

On m'accuse d'être Usurier.

Je vous dépouille entièrement.

Je dis à l'avocat en herbe

Ma complaisance.

Dont le cœur est gros de désirs :

Ma bienfaisance

Brûle les Codes, jeune imberbe ,

Font médire, et dans le quartier

Et suis le Code des plaisirs.

On m'accuse d'être Usurier.

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