LE FUSIL DE CHASSE
ii.:. . de balles, de la poudre , Mou sabre et mon équipement!
Q ne ui j. .u m. de 1 1 foudre ' J'en Unirais plus promplcment, puni celte abominable race
i.i trop doux...
Donne moi mon fusil de oh Mon fu il de chassi
— De bravoure aujourd'hui, mon maître M ittre, d'où vous \ icnl cet accès?
I es rurcs, 1rs Cosaques peul ôlre \ ont envahir le sol francs
l u dangi r plus grand nous menace, Les barbares s<mi parmi nous...
Donne n u fusil de chasse .
lisse n deut coups.
POÉSIES DE LACIIAMBEAUDIE.
— Maître, les loups, cette nuit même, Ont ravagé tout le canton ;
Ils ont, dans leur fureur extrême-, Mangé notre plus beau mouton...
— Prés de cette horde rapàce
Ce sont des agneaux que les loups...
Donne-moi mon fusil de chasse, Mon fusil de chasse a deux coups.
Vois-tu ces monstres dans la plaine Descendus du fond des forêts?
— Ce sont des ouvriers sans haine Discutant de leurs intérêts.
— Pierre, seconde mon audaec , Et, pour les exterminer tous, Donne-moi mon fusil de chasse, Mon fusil de chasse à deux coups, *
LE JEUNE M EN EST RE t.
Tlu- Minstrcl-boy to tho war is gime;
Tiiom \K MoilRK.
1-e jeune Ménestrel est parti pour la guerre; On le voit dans les rangs que ravage la mort; Pour combattre, il a pris les armes de son père, Pour chanter la victoire, il a sa harpe d'or!
« Irlande! dit le barde en brandissant sa lance, Si les fils les plus chers méconnaissent tes droits, Une lance, du moins, brille pour la défense, l ne harpe, du moins, chantera tes exploits!... »
Le banle tombe enfin; niais l'Irlande alarmée
Ne le voit pas gémir sous un joug oppresseur.
.Nul ne fera vibrer sa harpe tant aimée;
Il la brise, eu mourant, sous les yeux du vainqueur.
Il dit : « Harpe sacrée, àme de la victoire , Tu ne dois pas survivre à nos derniers combats; Toi qui ne sus chanter que l'amour et la gloire, Les doigts de l'étranger ne te .souilleront pas!... >i
Paris - typngraplfia <!,• f}aiti«i et O, rua RU-lc«Cn>nr
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POÉSIES DE LACHAMBEAUD1E.