‹ Fables de P. LachambeaudieChapitre 35 sur 354 · LÀ ROSE MOUILLÉE · texte numérisé non relu

LÀ ROSE MOUILLÉE

Aline, avec sa mère aux champs allant un jour, Voit la reine des fleurs, la Rose, son amour, Courbant son sein baigne de larmes matinales. Pour la débarrasser de l'humide fardeau, Elle agite la tige, et les frêles pétales S'éparpillent soudain avec les gouttes d'eau. La pauvre enfant pleurait : « Aline, dit sa mère,

Voila ce qu'onl produit tes soins inopportuns.

Bientôt un doux soleil, aspirant l'onde amére,

T'aurait rendu la fleur avec tous ses parfums.

Ma tille, il est, crois-moi, des blessures cruelles Que l'amitié doit respecter; Il est des maux que sur ses ailes Le temps lui seul peut emporter. »

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