‹ Fables de P. LachambeaudieChapitre 36 sur 354 · LE CYGNE ET LES OEUFS DE TOURTERELLE · texte numérisé non relu

LE CYGNE ET LES OEUFS DE TOURTERELLE

Privés de l'aile maternelle , Seuls dans le nid restaient des Œufs de Tourtcrelti Quelque vautour, sans doute, avait passé par là !

Heureusement, le Cygne, qui les trouve.

Au sein de ses roseaux les emporte et les couve. L'officieux canard en ces mots lui parla : « Voisin, délaissez cette engeance;

De votre bienfaisance Savez-vous quel sera le prix?

Ces orphelins, par vous élevés et nourris.

Sans égard pour vos soins et pour votre tendresse.

Loin de ces lacs iront, un jour, Roucouler dans les bois leur éternel amour. Laissez-les; c'est l'avis qu'un ami vous adresse. » Le noble oiseau répond : « Moi, par leur liberté

Je voudrais payer ma bonté!

Je voudrais les lier par la reconnaissance, Entraver leurs penchants, contrarier leurs virus!.. Si je les ai sauvés, ei s'ils vivent heureux. J'ai reçu, croyez-moi, toute ma récompense. »

1 A I. LES DE LACIIAMI'.EAUDIE.

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