‹ Fables de P. LachambeaudieChapitre 37 sur 354 · LE HIBOU PROFESSEUR · texte numérisé non relu

LE HIBOU PROFESSEUR

Maître Hibou, professeur éméritc, Philosophe poudreux vanté pour son mérite, Donnait sous un ormeau de savantes leçons. A l'envi chaque mère au docte personnage

Envoyait ses chers nourrissons.

En tout de nos pédants il adoptait l'usage. Il veut faire de l'àne un maestro fini,

Un rival de Tamburini ;

A demoiselle l'araignée,

La poésie est enseignée ;

Le coq, émule rie Jean Barl, Doit un jour, à travers 1rs flots et la tempi Le Enrichir son pays de plus d'une conquête :

El le cygne, nouveau Bavard, Acquerra noblement, dans les rangs de l'armée

La fortune et la renommée.

Leurs cours étant finis, les voilà tous 1 1 Selon les plans divers imposés par le maître.

Le baudet, sur La scène ayant ose paraître, Fila les sons moelleux que vous lui connaissez, Si bien qu'à coups de gaule on vous l'envoya pain L'insecte, pour forger de pitoyables vers, S'ètant imprudemment mis la tête à l'envers,

Péril de honte el de misère; Le coq mourul de peur sur un vaisseau de guerre Le cygne, au premier feu désertant les drapeaux, Se sauva dans un lac, au milieu des roseaux. Eh bien! si, bravemenl abdiquant la routiqi . Le maître avoil i ompris avec sagacité 1 1 m instinct, leur penchanl el leur capacité, H,, moulin toujours l'anc eût porté la farine : l j loin de la mer eûl montré sa valcui ;

i ,M lignée eûl tisi ô des toiles; l c cygne ui la mer eût dirigé si s voiles, i i . liai i" phère eûl goûté le bonheur...

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