‹ Fables de P. LachambeaudieChapitre 5 sur 354 · LA VIGNE ET L'ORMEAU · texte numérisé non relu

LA VIGNE ET L'ORMEAU

« Laissez-moi m'attacher à votre tronc robuste, Disait un jour la Vigne a l'Ormeau son voisin. Sans vous, adieu ma tige, adieu mon doux raisin!

.1, i,i' ni qu'un fragile ai buste Que le bo ni fouleronl sou. leurs sabots pesants, Et que viendra brouter quelque animal voraee. Ormeau, pouf que je \iv. accueillez moi, de grâce,

Et vins un' verre», tons les ans, De mi i près fleuris tous faire uni' couronne;

Il pur,, le vent de cliaqii'' automne

Faisant sur vos rameaux flotter mon fruit vermeil

Vous serez l'Ormeau sans pareil... »

L'arbre plein de bonté rceiil la jeuue piaule, Qui longtemps vit eclote une moisson brillante, Mi grandit, vigoureuse, autour de son appui. Quand de nombreux hivers eurent fondu sur lui,

Les aquilons, rianl de sa faiblesse, Contre son front ridé vinrenl en menaçant;

Mal i ai buste reconnaissant lui pour l'Ormeau débile un bftton de vieillesse.

FADLES DE LACHAMBEAUDIE.

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