ET L'ÉLÉPHANT
Un Singe, un Eléphant s'en allaient à la foire,
Le riche dit au pauvre : « Eh! mon ami, pourquoi
Lorsqu'une grêle affreuse, à ce que dit l'histoire,
Toujours te" lamenter, toujours crier misère?
Arrive tout à coup sur l'aile des autans.
Je trouve, quant à moi, que la vie est légère,
Jocko criait, jurait, faisait mainte grimace;
Que tout est pour le mieux, et que l'on a grand tort
Son compagnon lui dit : « T'enlendrai-je longtemps?
D'oser incessamment pester contre le sort... »
Imite mon courage et ris du mauvais temps!
Le pauvre lui répond : « Si j'avais vos richesses,
— Taisez-vous, dit le Singe, oh! taisez-vous, de grâce
Si les destins amis me comblaient de largesses,
De la grêle et des vents, monseigneur, sur ma foi,
Je coulerais des jours bien paisibles, bien doux,
Je ne me plaindrais pas, si j'avais votre taille.
Et des cieux incléments je rirais comme vous. »
Si j'avais votre peau qui brave la mitraille... »