LE FERMIER ET LA VACHE
I'ierrc, le lourd fermier, possédait une vache
Ou la vache se meurt de langueur et de faim.
Qui, sans murmurer, lui donnait
Il l'embrasse et lui dit : « 0 ma belle, 6 ma chère,
Tout son lait.
A l'avenir, crois-moi, tu feras bonne chère... ■»
L'animal était maigre et toujours à l'attache.
L'autre, de l'écouter se lassant à la lin.
Peu donner, disait Pierre, et beaucoup recevoir,
Lui dit : « Trêve de flatteries,
C'est h' moyen d'augmenter son avoir. »
De promesses en l'air et de cajoleries!
l ii jour, tenant en main quelques brins d'herbe fraîche,
C'est mon lait que lu veux; prends donc, et, par pitié,
Il t^iL'iir l'étable el la crèche
Que je n'entende plus tes serments d'amitié