‹ Fables de P. LachambeaudieChapitre 80 sur 354 · LA ROSE ET LE PAPILLON · texte numérisé non relu

LA ROSE ET LE PAPILLON

Un arbuste odorant, le I*;» i > i 1 ] < « n folâtre,

Vouèrent à la Rose un amour idolâtre.

Qui fut le préféré? Ce fut le Papillon.

» riez pas, belles, je vous en prie : .

Légèreté, grâce, coquetterie, N'est-ce pas pour vos cœurs un puissant aiguill On vit, à la faveur d'une belle journée, Les oiseaux d'alentour confondre leurs accents, Les arbres et les fleurs d'un fraternel encens Embaumer à l'cnvi la couche d'hvménée,

Pour fêter dignement l'épouse fortunée.

Mais pourquoi vers le soir la vit-on se flétrir,

Tomber feuille à feuille et mourir.' C'est que le Papillon inconstant, infidèle, Pour de nouveaux amours s'était éloigné d'elle. « Trop juste châtiment, disaient ses jeunes sœurs : Avec l'arbuste sage, et qui n'avait pas d'aile, Elle eût d'un long hymen savouré les douceurs... »

l'.l moi je dis : « Ne blâmez pas la Rose, Car plus d'une, peut-être, eût fait la même chose...

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