‹ Fables de P. LachambeaudieChapitre 96 sur 354 · ET LE VER A SOIF · texte numérisé non relu

ET LE VER A SOIF

« Qu'as-lu, beau Papillon? disait le Ver a soie;

Pour regagner sa ruche où le travail l'appelle.

Quel nuage sinistre a dissipé ta joie?

Je la hais, l'inconstante, à mes désirs rebelle...

Qui peut ainsi faire couler tes pleurs?

— Ami, reprend le Ver, tu devrais imiter

— Avec l'abeille, au sein de la prairie,

L'abeille si laborieuse.

Je folâtrais parmi les fleurs. .

Mais vois, elle revient, heureuse,

C'était de tous mes jeux la compagne chérie;

Te consacrer tout son loisir;

Mais elle vient de me quitter

Car, après le travail, plus doux est le plaisir. »

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