‹ Fables et œuvres diverses de J. LaFontaineChapitre 119 sur 287 · AVERTISSEMENT · texte numérisé non relu

AVERTISSEMENT

Voici un second recueil de fables que je présente au public * . J'ai jugé à propos de donner à la plupart de celles-ci un air et un tour un peu différent de celui que j'ai donné aux premières, tant à cause de la différence des sujets, que pour remplir de plus de variété mon ouvrage. Les traits familiers que j'ai semés avec assez d'abondance dans les autres parties- convenaient bien mieux aux inventions d'Ésope qu'à ces dernières, où j'en use plus sobrement, pour ne pas tomber en des répétitions3; car le nombre de ces traits n'est pas infini. Il a donc fallu que j'aie cherché d'autres enrichissements , et étendu davantage les circonstances de ces récits, qui d'ailleurs me semblaient le demander de la sorte. Pour peu que le lecteur y prenne garde, il le reconnaîtra lui-même : ainsi je ne tiens pas qu'il soit nécessaire d'en étaler ici les raisons, non plus que de dire où j'ai puisé ces derniers sujets. Seulement je dirai, par reconnaissance, que j'en dois la plus grande partie à Pilpay, sage indien. Son livre a été traduit en toutes les langues. Les gens du pays le croient fort ancien et original à l'égard d'Ésope, si ce n'est Ésope lui-même sous le nom du sage Locman. Quelques autres m'ont fourni des sujets assez heureux. Enfin, j'ai tâché de mettre en ces deux dernières parties toute la diversité dont j'étais capable.

11 s est glissé quelques fautes dans l'impression. J'en ai fait faire un errata; mais ce sont de légers remèdes pour un défaut considérable. Si on veut avoir quelque plaisir de la lecture de cet ouvrage, il faut que chacun fasse corriger ces faute- a la

i Ce recueil formait la troisième et la quatrième partie, deux volumes in-i-2, 1678 et 1079. Il contenait cinq livres.

2 C'esNà-dire la première et la seconde partie, qui contenaient les six premiers livres : ils avaient paru en l(iG8 et 1009, in-12 et in-4°, et ils furent réimprimés eu 107» avec la troisième et la quatrième partie.

3 Ce n'était pas là le seul motif qui avait décidé la Fontaine a mettre moins de concision dans ses récits. Voyez à ce sujet notre Histoire de la rie et des ouvrages de la Fontaine.

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