‹ Fables et œuvres diverses de J. LaFontaineChapitre 218 sur 287 · XIII. I<e Renard» les Mouches, et le Hérisson · texte numérisé non relu

XIII. I<e Renard» les Mouches, et le Hérisson

Aux traces de son sang un vieux hôte des bois ,

Renard fin , subtil , et matois , Blessé par des chasseurs et tombé dans la fange, Autrefois attira ce parasite ailé

Que nous avons mouche appelé.

Il accusait les dieux, et trouvait fort étrange Que le sort à tel point le voulût affliger,

Et le fit aux mouches manger.

i Sourci au lieu do sourcil pour la rime elpar licence poétique. Les éditions modernes ont à tort mis souci. - Des éclats de rire. Ellipse.

Quoi ! se jeter sur moi, sur moi le plus habile

De tous les hôtes des forêts !

Depuis quand les reuards sont-ils un si bon mets ? Et que me sert ma queue ? est-ce un poids inutile ? Va , le ciel te confonde . animal importun !

Que ne vis-tu sur le commun !

Un hérisson du voisinage,

Dans mes vers nouveau personnage, Voulut le délivrer de l'importunité

Du peuple plein d'avidité.

Je les vais de mes dards eniiler par centaines, Voisin renard, dit-il, et terminer tes peines. Garde-t'en bien, dit l'autre; ami, ne le fais pas: Laisse-les, je te prie, achever leur repas. Ces animaux sont soûls ; une troupe nouvelle Viendrait fondre sur moi , plus âpre et plus cruelle.

Nous ne trouvons que trop de mangeurs ici-bas : Ceux-ci sont courtisans , ceux-là sont magistrats. Aristote appliquait cet apologue aux hommes.

Les exemples en sont communs ,

Surtout au pays où nous sommes.

Plus telles gens sont pleins , moins ils sont importuns.

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