VI. I/Oiseati blessé «l'une flèche
Mortellement atteint d'une flèche empennée . Un oiseau déplorait sa triste destinée , Et disait, en souffrant un surcroit de douleur : Faut-il contribuer à son propre malheur !
Cruels humains ! vous tirez de nos ailes De quoi faire voler ces machines mortelles ! Mais ne vous moquez point, engeance sans pitié : Souvent il vous arrive un sort comme le nôtre. Des enfants de Japet toujours une moitié Fournira des armes à l'autre.
Vil. La Iiiee et sa Compagne.
Une lice étant sur son terme .
Et ne sachant où mettre un fardeau si pressant . Fait si bien qu'à la fin sa compagne consent De lui prêter sa hutte, où la lice s'enferme. Au bout de quelque temps sa compagne revient. La lice lui demande encore une quinzaine : Ses petits ne marchaient, disait-elle, qu'à peine.
Pour faire court, elle l'obtient.
Ce second terme échu, l'autre lui redemande
Sa maison . sa chambre , son lit.
La lice cette fois montre les dents, et dit : Je suis prête à sortir avec toute ma bande
Si vous pouvez nous mettre hors.
Ses enfants étaient déjà forts.
Ce qu'on donne aux méchants, toujours on le regrette Pour tirer d'eux ce qu'on leur prête 11 faut que l'on en vienne aux coups;
Il faut plaider; il faut combattre.
Laissez-leur prendre un pied chez vous Ils eu auront bientôt pris quatre.