‹ Fables et œuvres diverses de J. LaFontaineChapitre 268 sur 287 · PASSAGES TIRÉS DE VIRGILE · texte numérisé non relu

PASSAGES TIRÉS DE VIRGILE

0 Melibœe, deus nobis liree olia fecit : Namque erit ille mihi semper deus.

Virg., Bucol., i, v. 6, 7.

Ille meas orrare boves (ut cernis), et ipsum Ludere quœ vellem, calamo permisit agrçsti.

Bucol., i, v. 9, 10.

Et quid qureque ferat regio, et quid quœque recuset : Hic segcles, illic yeniunt felicius uva;.

En ces lieux le safran du mont ïmole s'amène : On doit l'ivoire à l'Inde, aux Sabéens l'encens, Aux Calybes le fer.

La plus belle saison fuit toujours la première : Puis la foule des maux amène le chagrin , Puis la triste vieillesse; et puis l'heure dernière Au malheur des mortels met la dernière main.

Un homme était tenu pour injuste et méchant S'il plantait une borne ou divisait un champ. Les biens étaient communs, et la terre féconde Donnait tout à foison dans l'enfance du monde.

Un coursier généreux , bien fait , d'illustre race , Des fleuves menaçants lente l'onde , et la passe : Il craint peu les dangers, et moins encor le bruit;

Arborci fœtus alibi, atquc iujussa virescunt Gramina. Nonne vides croceos ut Tmolus odores India mittit ebur, molles sua tura Sabœi At Chalybes nudi ferrum.

Georg., lib. r, v. '«3.

Optima qmequc dies miseris morlalibus œvi Prima fugil : subeunt morbi, tristisque senectus , Et labor, et dura rapit inçlcmentia mortis.

Georg., lib. m, v. GO et seq.

Nulli subigebant arva coloni; Sec signare quidem, aut partiri limite campuni Fas erat : in médium quœrebant, ipsaquc tellus Omnia liberius, nullo poscente, ferebat.

Georg., lib. i, v. I£j

Continue pecoris generosi pullus in arvîs Altius ingreditur, et mollia crura reponit : Priai us inire viam, e! fluvios tentare minaecs

Aime à faire un passage à quiconque le suit;

Va partout le premier, encourage la troupe :

Il a tête de cerf, larges flancs, large croupe,

Crins longs, corps en bon point; la trompette lui plaît.

Impatient du frein, inquiet, sans arrêt,

L'oreille lui raidit, il bat du pied la terre,

Ronfle , et ne semble plus respirer que la guerre.

O mille fois heureux Le sort de ces Troyens hardis et généreux , Qui, défendant les murs de leur chère patrie, Aux yeux de leurs parents immolèrent leur vie !

Auprès du mont Alburne , et du bois de Siler, On voit par escadrons un insecte voler • 11 est craint des troupeaux; au seul bruit de son aile, Ils semblent agités d'une fureur nouvelle : Tout s'enfuit aux forêts sans prendre aucun repos. Le nom de cet insecte chez les Grecs est œstros, Asilus parmi nous.

Audet, et ignoto sese committere ponto : Nec vanos horret strepitus : illi ardua cervix, Argutumque caput, brevis alvus, obesaque terga; Luxuriatque toris animosum pectus :

Tum, si qua sonum procul arma dedere, Slare loco nescit, micat auribus, et tremit artus, Collectumque premens volvit sub naribus ignem.

Georg., lib. m, v. "5 et seq.

0 terque quaterque beati , Queis ante ora patrum, Trojœ sub mœnibus altis, Contigit oppetere!

/Eneid., lib. i, v. !)'*.

Est lucum Silari juxta ...cibusque virenlem Pluribus Alburmim volitans, cui nomen asilo Romauum est, œstrum Grseci vertere vocantes, Asper, acerba sonans, quo tota exterrita silvîs Diffugiunt armenta.

Georg., lib. m, v. 146.

Comment t'appellerai-je, en te rendant hommage, Princesse? car ton port, ta voix et ton visage ?Tont rien qui ne paraisse au-dessus des humains. Mais, quelle que tu sois, soulage nos chagrins.

Moi qui n'étais ému ni des armes lancées , Ni des Grecs m'entourant de phalanges pressées , Je tremble maintenant, et crains, au moindre bruit, Pour celui que je porte , et celle qui me suit.

Son visage est de femme . et jusqu'à la ceinture Elle en a les beautés et toute la figure ; Le reste , plein d'écaillé , est d'un monstre marin : Elle a ventre de loup, et finit en dauphin.

vm.

0 quam te memorem, virgo? nanique haud libi vultus

Mortalis, nec vox hominem sonat

Sis fclix, nostrumquc levés quaecumque laborem.

sEaeid., lib. r, v. 327.

Et me, quem dudum non nulla injecta moveba Tela, née ad verso glomerali ex agmine Graii, Nunc omnes terrent aura-, son us excitât omnis Suspensum, et pari ter eomitique onerique timentem.

jEneid., lib. n, v. "26 et seq.

Prima homiui faciès, et pulcliro pectore virgo Pube tenus, postrema immani coi pore pistrix, Delphinum caudas utero commissa luporum.

JEneid. , lib. m, v. 426 et seq.

O vierge! je suis fait dès longtemps aux travaux; Je n'en trouverai point les visages nouveaux : Je me suis des malheurs une image tracée; Et je les ai déjà vaincus par ma pensée.

Les chevaux sont couverts de housses d'écarlate .

Où l'or semé de fleurs et de perles éclate ;

Us ont des colliers d'or sous la gorge pendants ,

Et des mors d'or massif, qui sonnent sons leurs dents.

Couple heureux! si mes vers sont des ans respectés,

Vos noms ne mourront point par ma muse chantés :

Je les ferai durer tant que la destinée

Rendra Rome soumise aux descendants d'Enée ,

Tant que ceux de son sang, par leurs honneurs divers,

Régneront sur ces murs, ces murs sur l'univers.

Non ulla laborum, 0 virgo, nova mi faciès inopinave surgit : Omnia prœcepi, atque animo mecum ipse peregi.

AZneid., lib. vi, v. 103 et seq.

xir.

lustrati ostro alipedes, piclisque tapetis. Auréa pectoribus demissa monilia pendent : TTecli auro, fulvum mandunt sub dentibus aurum.

JEneid., lib. vu, v. 277 et seq.

Fortunati ambo! si quid mea carmina possunl, Nulla dies unquam memori vos eximet aîvo, Dum domus iEneœ Capitol! immobile saxum Aceolet, imperiumquc pater Romanus liabebit.

Eneid., lib. ix, V. 419 et seq-

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