IX. Le Geai paré «les plumes du Paon
Un paon muait : un geai prit son plumage ;
Puis après se l'accommoda-, Puis parmi d'autres paons tout fier se panada ,
Croyant être un beau personnage.
Quelqu'un le reconnut : il se vit bafoué,
1 La Fontaine fait ici nlo/<' masculin, et Corneille fournit aussi un exemple semblable; cependant Ménage , dans ses Remarqués sur Malherbe, nous apprend que, même du temps de notre poète, l'usage avait fixé ce mot au féminin, malgré la raison d'étymologic qui aurait dû le rendre masculin.
Berné, sifflé, moqué, joué, Et par messieurs les paons plumé d'étrange sorte ; Même vers ses pareils s'étant réfugié ,
Il fut par eux mis à la porte.
Il est assez de geais à deux pieds comme lui, Qui se parent souvent des dépouilles d'autrui.
Et que l'on nomme plagiaires.
Je m'en tais, et ne veux leur causer nul ennui :
Ce ne sont pas là mes affaires.