‹ Fables et poésies diversesChapitre 161 sur 257 · LIVRE VIII · texte numérisé non relu

LIVRE VIII

D'un sang trop jeune et trop ardent, Accrut si bien le feu qu'il lui fallut, malade,

A pas lents gagner la maison; Non sans peine à l'eau fraîche il dut sa guérison.

Je connais plus d'un bel ouvrage

Qu'aux mains de lecteurs de tout âge

Ne mettra jamais la raison :

Si contre l'ennui qui t'obsède

A cinquante ans c'est un remède,

A vingt c'eût été du poison.

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Vous connaissez Minet : c'est un chat fort honnête; Il est franc comme im dogue et doux comme un mouton ;

- rats seuls exceptés , chacun l aime et le fête. L'autre jour cependant avec un gros bâton J ai vu Gros-Jean tomber sur cette pauvre bête. Ft pourquoi, s il vous plaît ? Un coup de trop, dit-on. A ce bon homme avait tourne la tête , Et Gros-Jean n'a pas le vin bon.

Innomme, un ange, en conscience, A moins eut perdu patience :

A la main qui frappait sans rime ni raison

Sur sa peau blanche et délicate . Tout hors de lui, Minet, en quittant la maison .

Finit par rendre un coup de patte.

Gros-Jean tout aussitôt de s écrier: « Ingrat! D'un si bon maître etais-tu digne ?

\ ous le vovez ; le scélérat , Quand on le bat , il egratigne.

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