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LES PASSANTS ET LES CHIENS

IMITÉE DE RRILLOFF, FABULISTE RUSSE li0.

N'ayant plus rien de mieux à faire ,

Deux amis , le soir d'un beau jour, Se promenaient, causant ou de guerre ou d'amour,

Parlant de plaisir ou d'affaire.

De sa niche ou de son taudis ,

Un roquet tout-à-coup s'échappe , Les poursuit en jappant. Au bruit du chien qui jappe ,

Il en vient cinq , il en vient dix ,

Il en vient quinze , il en vient trente , Jappant à qui mieux mieux d'une voix différente ;

Nos gens en étaient étourdis.

<c — Ne cesserez-vous pas de nous rompre la tête ? » S'écrie enfin l'un d'eux empoignant un caillou.

« — Passons , lui dit l'autre : es-tu bête ? »

( Il aurait pu dire , Es-tu fou ?

Le mot eût été plus honnête. ) « Corrige-t-on des chiens? » Notre homme avait raison.

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