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I,.i lyre irec une corde d*ârgenl perdit son harmonie.
Voyea {'Histoire de l'Académie française , par Pélisson et d'Olivet, (oui. Il, pag. i(ir>, article Conrard.
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Aussi voyons-nous plusieurs grands hommes de l'antiquité recourir aux fables.
Indépendamment de Ménénius, de Démosthènes , de Serto- 1 ius , on peut citer Phocion et l'empereur Julien , hommes de bien et hommes d'esprit tous les deux.
Les Athéniens pressaient Phocion de contribuer avec les riches aux frais d'un sacrifice; importuné de leur opiniâtreté, il leur conta cette fable : « Un jour un homme fort poltron s'enrôla « pour aller à la guerre. Le voilà parti. Tout d'un coup il entend « des corbeaux croasser; il pose les armes et s'arrête. Un moment « après il se rassure, reprend ses armes, et recommence à mar- « cher : les corbeaux encore de croasser, et lui de poser encore «les armes et de s'arrêter. Enfin, après plusieurs reprises, il «leur dit: Vous croasserez tant qu'il vous plaira, mais vous « ne tâterez pourtant pas de ma peau, et s'en retourna.» ( Plut. , Vie de Phocion. )
Les habitants d'Antioche raillaient Julien de ce qu'il suivait clans ses habits et dans ses mœurs les usages antiques de préfé-
« rence aux leurs. À mou âge, leur répondit ce philosophe, je « risquerais trop si je hasardais de me refondre ; la fable du milan
< me fait peur. Le milan chantait jadis comme un autre oiseau; « mais ayant entendu hennir de superbes coursiers, il voulut
les imiter, et lit si bien qu'il désapprit à chanter sans apprendre à hennir. Depuis ce temps on ne voit pas d'oiseau « plus disgracié du côté de la voix; et moi, si je voulais tro- « quer ma grossièreté pour des manières polies, peut-être
< que je deviendrais un ambigu de rustre et d'homme poli , « sans être ni l'un ni l'autre. » ( Mysopogon de l'empereur Julien. )