‹ Fables et poésies diversesChapitre 204 sur 257 · ADIEUX · texte numérisé non relu

ADIEUX

Verts bosquets, paisible asile, Où tout sourit à mon cœur ; D'innocence et de candeur Séjour aimable et tranquille ; En vain je veux retracer Le bonheur qui vous habite :

Est-ce l'instant d'y penser Que l'instant où je vous quitte:'

Hélas ! quand les plaintes vaincs Ont remplacé les désirs; Quand ce qui fit mes plaisirs Désormais fera mes peines ; Loin d'accuser de froideur Mon silence sur vos charmes , N'y voyez que ma douleur Et jugez-moi sur mes larmes.

Echos de ce vert bocage,

4aG POÉSIES MÊLÉES.

Vous n'entendrez plus ma voix !

Sans moi , nymphes de ces bois , Vous danserez sous l'ombrage.

Ah ! je le sens aux regrets Que ce penser a fait naître , Qui dut vous quitter jamais N'eût jamais dû vous connaître.

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